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Silo d’herbe. 10 conseils pour préserver la protéine

MJ |  4 Avril 2019 | 

Une protéine bien conservée dans le silo, ce sont des kilos de protéine économisés à l’achat. « Car, rien ne sert de peaufiner le choix des variétés et le stade de coupe, si toute la bonne protéine de l’herbe est gâchée dans le silo » rappelle Bernard Andrieu, chez Lallemand Nutrition Animale.

Voici ses conseils.
1. Ne pas s’arrêter à la MAT. « Cette notion est trompeuse. Elle ne nous dit rien, ni sur la qualité de la protéine, ni sur son évolution » rappelle Bernard Andrieu.

2. Respecter les bonnes pratiques. Pas de terre (riche en clostridies) ; densité élevée synonyme de fermentation lactique rapide ; disponibilité en sucres suffisante pour s’assurer du fonctionnement
des bactéries lactiques; reprise propre, limitant les entrées d’air…

3. Optimiser l’acidification de l’ensilage pour inhiber le plus rapidement possible les clostridies protéolytiques et limiter l’échauffement.

Problème de stabilité aérobie. Le silo chauffe. Les protéines risquent d’être affectées.

4. Regarder l’azote soluble et l’azote ammoniacal, pour évaluer la qualité d’un silo. Il en faut un peu, mais pas trop. « L’important est d’avoir surtout de la protéine vraie ».Pour l’ammoniac, seuils de tolérance : « 5 % maxi pour un maïs; 7 à 8 % dans un silo de graminée; 10 % avec une légumineuse pure. » Pour l’azote soluble : « 50 % maxi, dans tous les cas ». Valeurs à analyser, une fois le silo fermenté.

5. Préciser si vous avez mis un conservateur ou non, en cas d’analyse en vert. « Le laboratoire adapte sa calibration ».

6. Surveiller la teneur en acides acétique et butyrique : 1 à 2 % d’acide acétique, maxi. Tout dépend de l’inoculant. Zéro acide butyrique, dans tous les cas.

7. Regarder le niveau en cendres. « Plus de 4 – 5% ? Il faut se poser des questions. » La teneur minérale de la plante n’explique pas une valeur aussi élevée. Le silo a été contaminé par de la terre.

8. Optimiser la stabilité aérobie, à l’ouverture du silo, c’est-à-dire prévenir la remontée du pH et l’échauffement.

9. Choisir un inoculant adapté.

10. Gagner des points de protéine en plus, par le choix des espèces et variétés ; l’optimisation des stades de coupes, de la fertilisation, du temps de pré-fanage (il augmente un peu la protéolyse)…

Plus d’explications dans l’article « Silo d’herbe. 10 conseils pour préserver la protéine »
Article paru dans PLM n°472 en novembre 2015. A retrouver en intégralité via les archives du PLM numérique (Accès réservé aux abonnés)

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