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Sommaire
du dernier PLM
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N°396 Décembre 2008
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10 conseils pour
réussir le croisement industriel
1
Choisir du blanc bleu belge, inra 95, ou charolais... L'éleveur laitier spécialisé, qui ne veut
pas élever d'animaux à viande, misera sur une génétique
vouée au croisementindustriel. On recherche d'abord de
la facilité de naissance, mais aussi de la conformation,
de la « muscularité précoce
»...
Pour cela, les programmes Charolais
Excellence, Inra 95 et Blanc bleu belge sont intéressants
: ces programmes de testage misent sur les critères «
vêlage facile » et valeur
du veau croisé à la vente.
Par contre, méfiez-vous des
taureaux de ferme, même issus de ces races-là : les
naissances faciles ne sont pas garanties...
2
Croiser les vaches à cellules, avec peu de conformation...
Jouer la carte du croisement industriel sur les vaches dont la
génétique ou les résultats ne correspondent
pas ou plus à vos objectifs d'éleveur. Mais aussi
sur des vaches décalées à l'insémination.
Ou sur des vaches qui ne prennent pas veau : en croisement, le
taux de réussite à l'IA est supérieur.
3 Déchiffrer
les index... En charolais, les taureaux du programme Excellence ont un minimum
de 84 en « facilité
de naissance » et de 111 en « muscularité
précoce ». Préférez
les taureaux notés 100 et plus en facilité de naissance
et 115 et plus en muscularité précoce En inra 95,
les taureaux proposés ont en général un index
supérieur à 100 en «
facilité de naissance » :
une véritable sécurité de ce point de vue.
Recherchez ensuite une bonne note en «
conformation », au moins 115 120.
En blanc bleu belge,
en Belgique, un programme spécifique « croisement
» est en cours d'élaboration. Mais les premiers veaux
ne sont pas encore nés. En attendant, le testage se faisant
en race pure, donc il n'y a pas de note de «
facilité de naissance »,
mais une note « poids naissance ».
Il faut donc rechercher le plus petit pointage. Choisissez un
taureau à 100 maximum en poids naissance. Par contre, pour
la « conformation », visez
la note maximale : 105 et plus.
Précision : ces informations ne
sont pas toujours indiquées dans les catalogues des coopératives.
Elles sont parfois interprétées : vêlages
faciles, veaux très bien conformés.
4 Etes-vous débutant ou confirmé
à l'épreuve du croisement ?
« Quand on débute en croisement, je conseille
de choisir des taureaux connus pour leur facilité de
naissance : Rossli, Mochet, Lucius, Polti Les veaux sont un
peu plus légers. Ensuite, les éleveurs pros du
croisement, surveillant bien leurs vaches, peuvent utiliser
les champions de la conformation : Ormeaux, Lanzac ou Pomardo,
qui fait un tabac sur nos zones. Les prix de vente sont alors
supérieurs », conseille
Gérard Guillemin chargé du programme Charolais
Excellence.
5 Parier sur une génétique
en accord avec les débouchés locaux.
Dans le sud-ouest, on s'arrache les croisés inra 95.
Dans les Côtes-d’Armor, on court après les
croisés BBB. Dans le Centre de la France, les marchands
craquent pour les charolais sur montbéliardes Il est
donc judicieux de proposer un produit recherché dans
la région, un produit dont les acheteurs connaissent
et reconnaissent la valeur afin d'en tirer le meilleur prix.
L'enjeu du croisement terminal étant avant tout économique.
Marchands privés, groupements de producteursQuelle est
la tendance près de chez vous ?
6 Miser sur des géniteurs
à robe claire... Les taureaux foncés inra 95 ou blanc bleu donnent une
proportion (variable) de veaux pie rouge, pie noir ou pie bleu,
selon la race de la mère. Ces derniers ressemblent parfois
comme deux gouttes d'eau à des mâles laitiers.
Leur potentiel de croissance est excellent, mais de par la couleur
de leur robe, ils font mauvaise impression. Alors les marchands
rechignent à les acheter à leur juste valeur.
Selon les programmes de sélection,
des informations concernant les robes des descendances sont
parfois proposées dans les catalogues. Pour l'inra
95 et le charolais, ce critère est exprimé en
pourcentage de robes unies ou claires. Pour le blanc bleu,
choisissez un taureau blanc.
7 Maîtriser
l'engraissement au tarissement. Si les programmes de sélection « croisement » garantissent
la sécurité au vêlage, il ne faut pas
pour autant jouer avec le feu. Méfiez-vous d’une
ration trop énergétique aux vaches taries :
bien au chaud et bien nourri, le veau fait durer la gestation
sans oublier de grossir. « Avant de naître, un veau peut prendre jusqu'à
800 g par jour », confirme
Eric François chez Gènes Diffusion. Un croisé
qui devait passer comme une lettre à la Poste peut
finalement faire du dégât à la naissance.
Prudence.
8 Elever les veaux
jusqu'à trois semaines. A la naissance, ces champions du croisement naissent petits
: 40 à 45 kg de moyenne. Pas de quoi épater
un acheteur. Mais ils ont déjà en eux un sacré
potentiel. Après trois semaines au lait entier ils
ne boivent pas beaucoup plus qu'un veau laitier du même
âge leurs rondeurs apparaissent. Et les acheteurs ne
peuvent plus ignorer cette conformation, Selon les régions
et les filières, et le type, la couleur et la qualité
des animaux, ces croisés se vendent de 300 €
à 650 €.
9 Faut-il croiser
sur génisse ? A chacun d'en juger. La limousine, et
ses petits veaux, pourraient alors tirer leur épingle
du jeu. Mais est-il judicieux de croiser une génisse
alors qu'on ne sait rien de son potentiel laitier ? Cest peut-être
la future star du troupeau, dont on rêve déjà
d'avoir des filles en race pure...
10 Ne pas confondre
muscularité précoce et aptitude bouchère.
En charolais, ne pas confondre «
muscularité précoce »,
garantissant de beaux croisés vendus à quelques
semaines, et « aptitude bouchère », une génétique destinée à produire de
jeunes bovins, broutards, boeufs ou taurillons.
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