Deux fois plus de croisement viande, en dix ans

« L’utilisation des taureaux viande est devenue une stratégie à part entière dans les troupeaux laitiers » confirme l’Institut de l’élevage (Idele). Les données d’IA de l’année 2020 ont été passées au crible par Sandra Dominique du département génétique. Son analyse est parue dans la lettre numérique n° 724 de l’institut. En 10 chiffres clés, voici les tendances.

17 % des IAP sur femelles laitières l’ont été en croisement viande en 2020. C’est 1 % de plus, en un an. Mais surtout, « deux fois plus, en dix ans. »
Ceci, à l’échelle nationale, toutes races laitières confondues, sur le total des 3 143 750 inséminations premières (IAP) sur femelles laitières, en 2020.

15 % des IAP, en prim’holstein, l’ont été en croisement viande. +2 % sur un an.
« Associé à l’utilisation du génotypage et de la semence sexée, le croisement viande fait dorénavant partie intégrante des stratégies de renouvellement des troupeaux laitiers » souligne l’Institut de l’élevage.

1 397 998 doses. Tel est le marché des taureaux viande, en croisement, sur les races laitières en France. Précisons que l’insémination des femelles laitières a représenté un total de 5 900 000 IA sur l’année.

40 % des doses de taureaux viande, sur femelles laitières, sont des inséminations premières.

60 % des doses de taureaux viande, sur femelles laitières, concerne des inséminations de retour.
« Chez les vaches, la plus forte augmentation du taux d’IA de retour en croisement viande est visible entre les rangs d’IA n°3 et n°4 » note Sandra Dominique. L’analyste ajoute que « chez les génisses, nous ne voyons pas de rang spécifique à partir duquel la proportion d’IA croisées augmente significativement. »

45 % des IA totales, en croisement viande, pour l’année 2020, l’ont été avec des taureaux de race blanc bleu belge.
- 23 % avec des taureaux charolais,
- 14 % avec des taureaux limousins,
- 14 % avec des taureaux Inra95 qui progresse (9 % en 2010).

La tendance profite nettement à la race blanc bleu, sur la période 2010-2020.
Toutefois, en volume, le nombre de doses en races charolaise et limousine, pour du croisement, paraît relativement constant sur la décennie.

7 % seulement des femelles laitières inséminées avec un taureau allaitant sont des génisses.
Sur ce créneau, les taureaux limousins totalisent près de 35 % des IAP, les charolais 25 % et les blanc bleu moins de 9 %.

89 % des vêlages sont notés « facile », pour les génisses laitières (toutes races confondues) accouplées à un taureau allaitant, en 2020.
L’Institut de l’élevage constate, chez ces génisses, que le pourcentage de « vêlages faciles » avec des taureaux limousins et Inra95 est légèrement plus élevé, proche de 90 % ; tandis que les vêlages issus de pères charolais ou blanc bleu belge le sont à 87 %.
Les écarts, sur ce critère « facilité de vêlage » sont encore plus faibles, chez les vaches laitières adultes, après croisement viande. Il en découle, en moyenne, 93 % de « vêlages faciles » sur ces adultes.

61 %. Tel est le taux de non-retour (18-90 jours) moyen des vaches (toutes races laitières confondues) après IAP en croisé viande.

74 % de non-retour, pour la moyenne des génisses laitières inséminées en IAP avec un taureau viande.

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