Les conseils à suivre en cas d’utilisation d’antibiotiques

Quelques conseils du Cniel rappelés pour prévenir le risque de lait positif aux antibiotiques dans le tank. 10 conseils de prévention et 5 points clés en cas de contamination.

Une vache peut avoir besoin, comme un humain, d’un traitement antibiotique, voici quelques conseils du Cniel pour éviter tout risque de contamination du tank à lait :
1- Identifier systématiquement et marquer visuellement tous les animaux traités, y compris les vaches taries.
2- Enregistrer tous les traitements (en lactation et au tarissement) dans le cahier sanitaire et conserver les
ordonnances
3- Connaître les exigences des médicaments employés, et se conformer à la prescription du vétérinaire
4- Bien transmettre les consignes en cas de changement de trayeur
5- Écarter le lait de tous les quartiers pendant tout le délai d’attente
6- Respecter la période « colostrale », à savoir pas de livraison avant le 7ème jour suivant le vêlage
7- Être vigilant sur les vaches taries aussi : s’assurer du délai d’attente à appliquer en cas de durée de tarissement
courte ou de vêlage avant terme
8 - Prendre également en compte les traitements autres qu’intra-mammaires. On pense notamment aux oblets, injections, sprays,
pommades, etc.)
9- Utiliser des bidons de dérivation transparents d’un volume suffisant.
10- Bien rincer la griffe après la traite d’une vache traitée pour ne pas laisser de lait résiduel

En cas de doute sur la contamination du tank,
1- Afficher sur le tank qu’il ne doit pas être collecté,
2- Prévenir sa laiterie avant la collecte,
3- Réaliser ou faire réaliser un test, adapté à l’erreur pressentie, en fonction des dispositions de votre laiterie.  Il est à noter que s’ils peuvent être des outils d’aide à la décision, ils ne sont pas opposables en cas de litige.
4- Suivez les conseils de votre laiterie qui déterminera en fonction du contexte les actions à mettre en œuvre.
5- Si vous avez respecté la prescription du vétérinaire, il est inutile de faire un test sur du lait individuel. Toutefois, si vous souhaitez conforter votre décision, un test d’inhibition microbiologique (type Delvotest)  peut être réalisé. Sachant que seule la méthode officielle pratiquée au laboratoire reconnu fait foi pour le paiement du lait.

Dans le cas où un producteur a un doute sur la présence de résidus d’antibiotiques avant livraison du lait, en informe le collecteur ou l’acheteur, et ne livre pas le lait concerné, l’acheteur indemnise  le lait détruit, à hauteur de 50 % de la valeur du lait non livré. Indemnisation applicable une seule fois par an et par exploitation.

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