Maïs fourrage 2021. Les critères pour choisir ses variétés

2 décembre 2020 - BC

A l’heure où les éleveurs laitiers se préparent à passer commande des semences pour les semis de printemps, Arvalis-Institut du végétal communique sur les critères qui comptent dans le choix des variétés. On parle précocité, productivité, tenue de tige, valeur énergétique.

« Choisir une précocité adaptée à son contexte est un premier pas vers la qualité », rappelle Arvalis Institut du Végétal. « Valoriser le progrès génétique est aussi un axe prioritaire pour des cultures productives et un atout pour des élevages performants. Les résultats des essais 2020 aideront les éleveurs à composer leur bouquet variétal pour 2021 ».

Sommes de températures (base 6 – 30°C) nécessaires pour atteindre le stade 32 % MS plante entière, selon le groupe de précocité du maïs fourrage

La précocité : compromis rendement/qualité
La productivité du maïs fourrage est liée à la précocité. Ainsi, entre 2 variétés dans le même contexte, un point d’écart de teneur en matière sèche à la récolte se traduit en moyenne par une production de 0.2 t MS/ha supplémentaire en faveur de la variété la plus tardive. Mais cet avantage ne s’exprimera que si l’offre climatique est suffisante. L’essentiel est donc d’adapter la précocité à son contexte, fonction de la zone de culture et de la date de semis. L’objectif sera de récolter un maïs entre 32 et 35 % MS plante entière pour un bon compromis entre rendement, conservation au silo et valeur alimentaire (valeur amidon, digestibilité des fibres, ingestibilité).
En secteur froid, on cherchera à récolter au moins à 30 % MS, quel que soit le scénario climatique, et avant la mi-octobre. En secteur plus chaud, l’objectif est de ne pas récolter à sur maturité, tout en valorisant au mieux la température et la lumière disponibles.

Productivité et régularité pour la performance économique
La productivité est un critère de choix important pour la performance économique. A précocité identique un écart de 5 % de rendement se traduit par un écart de recettes du même ordre. En production laitière, le rendement du maïs fourrage étant synonyme de stock fourrager, la régularité est à prendre en compte, notamment dans les secteurs à alimentation hydrique limitée, pour assurer chaque année la ration hivernale du troupeau. Pour ce critère, on s’attachera à prendre en compte la régularité des performances multi-sites et surtout la régularité pluriannuelle dans les résultats d’essais.
Le progrès génétique pour les variétés de maïs fourrage est estimé entre 0.13 et 0.18 t MS/ha/an. Intégrer régulièrement des variétés récentes dans son assolement permet de valoriser ces gains de productivité.

Tenue de tige et tolérance aux maladies pour la sécurité
Depuis une vingtaine d’années, le progrès génétique en matière de « tenue de tige » est manifeste. Cela permet de sécuriser le rendement et la qualité du fourrage récolté. Lors du choix variétal, la vigilance reste de mise, surtout en cas de risque de récolte tardive.
La tolérance à l’helminthosporiose dans les zones à risques endémiques (Bretagne et sud Aquitaine notamment) est à considérer pour préserver le potentiel de production et réduire le risque infectieux dans un secteur donné.

La valeur énergétique, clé de la production laitière
La valeur énergétique du maïs fourrage est estimée par la teneur en UF. Pour des vaches qui produisent 20 à 30 kg de lait par jour et qui consomment 15 kg MS de maïs fourrage, un écart de 0.03 UFL/kg MS se traduira par une différence de production de l’ordre de 1 kg de lait par vache et par jour. A noter qu’une faible valeur UFL ne peut être compensée par une ingestion supérieure.
La construction de la valeur UFL est à prendre en compte également. Les variétés avec un profil énergétique équilibré entre la concentration en amidon et la digestibilité de la partie tiges + feuilles présentent l’avantage de s’adapter à tous les types de ration. Plusieurs critères permettent de caractériser la digestibilité des fibres : le dMOna (digestibilité de la matière organique, hors amidon) caractérise la digestibilité de la partie tiges + feuilles alors que le dNDF renseigne sur la digestibilité des parois végétales NDF.

Source. Arvalis-Institut du végétal

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