Six pesées par an pour les génisses

15 octobre 2020 - Arnaud VERLEUR

Avec un parc de contention pratique, Tom Hilldreth, éleveur dans le nord de l'Angleterre n'hésite pas à peser régulièrement ses génisses. "Nous sommes à 800 g de GMQ pour un coût d’élevage à 2,9 £ par jour avec un premier vêlage à 24 mois."

"Nous avons fait parti du projet Calf to Calving pour suivre les croissances avec 12 autres fermes," explique Tom Hilldreth. "Résultats : 620 à 820 g / jour. Pour savoir, il faut peser, nous sommes à 800 g de GMQ pour un coût d’élevage à 2,9 £ par jour avec un premier vêlage à 24 mois."

"De ce projet, nous avons retenu que tous les élevages avec les plus faibles croissances n’avaient pas doublé les poids de naissance lors du sevrage. Cette phase est donc primordiale. Dans certains cas, des veaux âgés de 9 à 12 mois ont perdu du poids en raison de pâturages de graminées à faible énergie métabolisable."

Voici les objectifs de poids à retenir :

Doubler le poids de naissance au sevrage à 56 jours

27% du poids adulte à 6 mois.

50% du poids adulte à 12 mois

60% du poids adulte pour la mise à l’IA

90% du poids adulte avant vêlage

85% du poids adulte après le premier vêlage

Un parc de contention validé

10 000 £ de tubulaires et 3000 £ de cage pour une contention avec pesée. Facilement accessible, il prend place dans une travée au centre du bâtiment génisses et vaches taries, il simplifie la contention pour les inséminations, parage ou échographies par exemple.

Le parc de contention permet de simplifier le travail. Une personne peut facilement se débrouiller pour effectuer les pesées. Le parc sert pour les vaches aussi, on y amène les vaches pour le parage, pour les échographies. Pour les inséminations des génisses, il suffit de passer le lot dans le parc. Toutes les génisses à plus de 385 kg sont logées dans la case mitoyenne du parc de contention.

En hiver, les génisses sont pesées quasiment une fois par mois. "En été quand les animaux sont au pâturage, c’est plus difficile, mais on essaye de les peser une fois ", explique Tom Hildreth. "Surtout comme cette année en cas de sécheresse ou si on a des doutes sur les croissances pour ajouter une complémentation."

 

 

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