L’été est chaud. Les boiteries en sont une des conséquences. D’autres erreurs persistent aussi. Marc et Wout Goderis, vétérinaire et pareur en Belgique nous en parlent.
Publié :
Modifié :
Auteur : Kevin DEKNUDT
Le contexte climatique de l’année n’aide pas. Un été chaud, des animaux en stress thermique et ce sont les pattes qui trinquent. Étonnant ? Pas du tout pour Marc Goderis, vétérinaire en Belgique. « Il fait très chaud et très longtemps. Dans ce contexte, les vaches restent longtemps debout afin de se refroidir au maximum ». Et deux mois plus tard, les éleveurs appellent le pareur, car de nombreuses vaches boitent…
Marc Goderis et son fils, Wout, pareur professionnel rappellent que les effets du stress thermique peuvent débuter dès avril et jusqu’en octobre, soit près de la moitié de l’année. En octobre dernier, deux mois après les fortes chaleurs, Wout Goderis observait beaucoup d’ulcères, des décollements de la sole, ainsi que des érosions de la corne et des bleimes.
On l’a compris, les vaches sont restées plus longtemps debout pour maximiser l’échange de chaleur avec l’air environnant. « Lorsqu’elles sont couchées sur un matelas, elles ne peuvent pas se refroidir efficacement. » précise Marc, Goderis. En plus, en restant debout avec les deux pattes avant dans la logette et les deux pattes arrière sur le béton, la majorité du poids se retrouve sur l’arrière. Cette position est génératrice de boiteries aussi.
Mais le stress thermique n’explique pas tout. Lors du parage en ferme, Wout et Marc remarquent encore beaucoup d’erreurs au niveau du confort des vaches dans les logettes.