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DNC. La Bretagne indemne mais avec des élevages sous surveillance

A titre préventif, des élevages du Morbihan et des Côtes d'Armor et d'Ille-et-Vilaine sont mis sous surveillance, expliquent DRAF, Chambre d'Agriculture et GDS. En effet, " il a été établi que trois bovins ont voyagé dans le même camion que des veaux issus du premier foyer de DNC identifié dans le Jura, quelques jours avant la déclaration de celui-ci ". 
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  • Modifié :
  • Auteur : Béatrice Colleu
DNC GDS

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On le sait des veaux issus du premier foyer de DNC identifié dans le Jura ont par la suite été reconnus infectés, ce qui a entraîné le dernier foyer confirmé dans l'Ain. Dans ce même transport, trois bovins qui ont voyagé avec eux, sont ensuite arrivés dans deux exploitations situées respectivement dans les départements des Côtes-d'Armor et du Morbihan.  

Voici les mesures prises et expliquées par la Chambre d'agriculture : 

Les DDPP 22 et 56 ont immédiatement placé ces exploitations sous arrêté préfectoral de mise sous surveillance (APMS).

Les mesures suivantes sont prescrites :

•  Euthanasie préventive des trois bovins concernés (réalisée le 17 octobre) ;

•  Blocage des mouvements des animaux des exploitations pendant 28 jours à compter de la date d'euthanasie ;

•  Deux visites vétérinaires : au début et à la fin de la période de surveillance ;

•  Surveillance clinique quotidienne par l'éleveur pendant toute la durée de l'APMS.

Par ailleurs, neuf autres bovins ont également transité le même jour que les veaux sus-mentionnés par le marché de Bourg-en-Bresse, et sont arrivés dans quatre cheptels d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan. Ces cheptels sont également placés sous APMS, avec comme prescription les mesures suivantes :

•   Blocage des mouvements des animaux de l'exploitation pendant une période de 28 jours ;

•  Deux visites vétérinaires effectuées par le vétérinaire sanitaire, respectivement au début et à la fin de la période de mise sous surveillance ;

•  Surveillance clinique quotidienne des animaux par l'éleveur pendant toute la durée de l'APMS.

Ces mesures sont prises à titre préventif. À ce jour, aucun foyer n'est confirmé en Bretagne. La Bretagne reste donc indemne de DNC, mais la situation nationale impose la plus grande vigilance dans les jours et semaines à venir.

Vigilance et responsabilité

Ces mesures, temporaires, visent à préserver l'élevage bovin français et à rassurer nos partenaires européens. Chacun doit continuer à appliquer avec rigueur les consignes, y compris en dehors des zones réglementées.

La vigilance collective demeure la clé pour éviter toute propagation de la maladie en Bretagne, indemne de DNC à ce jour.

Rappel : la DNC est une maladie virale strictement animale, non transmissible à l'être humain, ni par contact, ni par consommation de produits issus des bovins infectés.

Objectif : éradiquer totalement et rapidement la maladie 

Compte tenu des pertes économiques engendrées, la stratégie sanitaire votée le 16 juillet dernier repose sur des mesures impératives pour enrayer la propagation du virus avec un objectif d'éradication totale et rapide de la maladie. 

Ces mesures sont 

• La détection précoce des bovins suspects cliniques, y compris vaccinés, 

• L'analyse rapide de toutes les suspicions par les laboratoires de proximité agréés

• En cas de confirmation, le dépeuplement total des bovins des foyers, en conformité avec les obligations de la règlementation européenne,

• La mise en place de zones règlementées autour des foyers, où s'appliquent des mesures de protection et de surveillance renforcées : interdiction ou limitation des mouvements, désinsectisation des moyens de transport et visite vétérinaire de  surveillance des élevages

• La vaccination obligatoire dans ces zones règlementées depuis le 18 juillet.

Cette stratégie s'est montrée efficace cet été pour contenir la maladie. L'importance de la rigueur dans la vigilance de l'état de santé des bovins, le respect des règles relatives aux mouvements d'animaux et l'application des mesures de biosécurité est plus que jamais d'actualité. 

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