Face au stress du péri-sevrage, pensez aux vitamines B
Le lait et les aliments d’allaitement couvrent généralement les besoins en vitamines B. « Toutefois, la phase autour du sevrage change la donne » souligne Dominique Bouchut, chef du marché ruminant chez Jefo Europe.
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Auteur : Marie DEFRUIT
L’entreprise canadienne s’est faite une spécialité des vitamines B protégées. Elle met en avant un essai réalisé en 2020, en Hongrie, sur 40 génisses recevant « un produit adapté aux animaux en croissance ; composé de vitamines B1, B6, d’acide pantothénique, de biotine et de B9 », comparé à 40 génisses témoins.
Les premiers résultats ont été présentés au congrès de l’American Dairy Science Association (ADSA) 2022. « Avec l’aliment enrichi en vitamines B rumino-protégées, les croissances ont été meilleures, avec en moyenne 22 % de GMQ supplémentaire, et près de 15 % de génisses en plus ont re- joint le troupeau en production. Les primipares ont alors produit +1,7 kg de lait, sur leurs trois premiers contrôles laitiers » . Les premières lactations sont en cours. « C’est encourageant et nous aurons plus de données, dans les mois à venir ».
PLM - Pourquoi insistez-vous sur la période du sevrage ?
Dominique Bouchut : Le veau « monogastrique » , reçoit des vitamines B par le lait maternel ou par l’aliment d’allaitement. Elles arrivent à l’intestin sans dénaturation, avec un passage direct dans la caillette, grâce à la gouttière œsophagienne. Mais, cet apport s’arrête, lorsque l’on sèvre le veau ; le rumen doit prendre le relais. Or, il n’est pas complètement fonctionnel... D’autre part, la ration subit des changements de composition, avec l’introduction de nouveaux ingrédients, perturbant les flores et la synthèse équilibrée des différentes vitamines. Un apport peut venir des aliments solides. Toutefois, la dégradation par la flore empêche l’utilisation des formes libres des vitamines...
Comment apporter des vitamines B ?
Pour atteindre le métabolisme de l’animal, il reste deux possibilités : l’injection ou ...
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