Fièvre aphteuse. Huit foyers en Europe depuis janvier 2025
Depuis le début de l’année 2025, des foyers de fièvre aphteuse ont été rapportés en Allemagne et dernièrement en Hongrie et en Slovaquie. Les cas sont liés au sérotype O. Une situation susceptible d’évoluer rapidement, selon Anses.
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Auteur : Béatrice COLLEU
Récemment, deux nouveaux foyers de fièvre aphteuse ont été signalés le 26 mars : un en Hongrie et l’autre en Slovaquie. Suivi d’un nouveau foyer, le 30 mars en Slovaquie. Au total ce sont 6 566 bovins en Slovaquie et 4 446 en Hongrie qui sont concernés par ces derniers foyers.
Avec ces trois nouveaux cas, ce sont donc huit foyers de Fièvre aphteuse qui ont été détectés depuis le début de l’année 2025 en Europe.
Pour rappel, un premier foyer a été détecté en Allemagne le 9 janvier sur des buffles d’Asie. Puis, le 6 mars, la Hongrie a annoncé un foyer, dans un élevage de vaches laitières situé près de la frontière slovaque. Enfin, le 20 mars, la Slovaquie a rapporté trois foyers dans trois élevages laitiers. Le virus identifié est similaire à celui rapporté en Hongrie.
Appui de l’Anses aux pays touchés
Le laboratoire de santé animale de l’Anses héberge le laboratoire de référence de l’Union européenne sur la fièvre aphteuse, mission qu’elle assure en partenariat avec Sciensano (Belgique). À ce titre et à la demande de la Commission européenne, un expert de l’Anses a participé à deux missions sur le terrain en Hongrie et en Slovaquie, en appui aux autorités locales.
En tant que laboratoire de référence de l’Union européenne, l’Anses est chargée de confirmer le diagnostic virologique établi par les laboratoires nationaux de référence des pays atteints. Elle participe à la caractérisation des souches à l’origine de l’épizootie (épidémie animale), ce qui permet notamment de fournir des informations précieuses sur le choix de la souche vaccinale à utiliser (test de concordance vaccinale).
Par ailleurs, dans son rôle de laboratoire national de référence, l’Anses anime un réseau de quatre laboratoires potentiellement mobilisables en cas de crise en France, pour réaliser des tests de diagnostic de première intention sept jours sur sept. Enfin, le personnel de l’Anses est également mobilisable vingt-quatre heures sur vingt-quatre en appui au diagnostic clinique et virologique d’urgence de cette infection.