Franck Gaudin, nutritionniste a opté pour un aliment farine à base de maïs broyé pour les veaux. L’aliment doit être appétant pour stimuler la consommation. Non triable pour garantir la stabilité du pH intestinal.
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Auteur : Arnaud VERLEUR
Avec un bon aliment de démarrage, on devrait obtenir moins de 3 % d’amidon fécal. L’aliment doit bien sûr être rentable. L’objectif est de réduire la poudre de lait et de la remplacer par un starter nutritif.
« Nous avons fait des essais sur des lots de 240 veaux. Le meilleur aliment pour moi est une base de maïs grain sec broyé fin (- de 400 microns) », présente Franck Gaudin. L’aliment est distribué sous forme de farine qui facilite la régularité et réduit le tri. Il dose 21 % de protéines (avec ajout d’acides aminés protégés). « J’ajoute 6 % de coques de coton pour la fibre. Cela équivaut à 60 kg de paille par tonne d’aliments. Je sais qu’il y a débat sur l’utilisation de paille pour les veaux. Je ne dis pas que la paille est inutile, mais on en met souvent beaucoup trop ». Pour une génisse qui consomme 3 kg d’aliment, 180 g de paille suffisent. L’idéal étant d’avoir une paille broyée finement pour ne pas utiliser tout le volume intestinal. En France, beaucoup d’éleveurs utilisent du Rumiluz. « C’est moins anti-nutritionnel que la paille, car il apporte de la protéine et de la uNdf. Par contre, attention aux mash. Les niveaux de fibres sont souvent trop élevés. C’est inutile et cela ne bénéficie pas aux croissances ».