La fin du tout plein air chez François Tillard en Nouvelle-Zélande
Cela fait deux ans que François Tillard a inauguré son bâtiment. Sans logette, ni cornadis, mais avec 8 m² par vache et une aire d'alimentation extérieure.
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Auteur : Arnaud VERLEUR
On connaissait le pâturage tournant ; les néo-zélandais se lancent maintenant dans l’hivernage tournant. La ferme de François Tillard, avec 800 vaches en est le parfait exemple, avec deux lots de vaches, les prépas et les fraîches vêlées qui se succèdent sous le même toit.
Certes, l’étable est rudimentaire, mais elle marque un tournant, à la fois pour notre éleveur franco-néo-zélandais et pour toute l’île du Sud où les vaches vivaient dehors 365 jours par an. Mais ça, c’était avant.
8 m² par vache sur compost
Cela fait deux ans que François Tillard a inauguré son bâtiment, sans logette, ni cornadis. L’auge est dehors, sur une plate-forme bétonnée. Le roto, un peu plus loin. C’est un investissement réduit au minimum, sorte de compromis ; mais rendu nécessaire par l’impératif environnemental. Le gouvernement néo-zélandais a recadré les pratiques. Les troupeaux ont dépassé les limites, quand ils étaient dehors tout l’hiver, sur des parcelles chargées et détrempées, ruisselantes jusqu’à la rivière ; jusqu’à quatre vaches à l’hectare parfois. Désormais, l’hivernage doit se faire le plus possible sous abri.
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