Nouveau robot, bio-analyse et IA. À quoi s'attendre chez DeLaval pour 2025 ?
- Publié :
- Modifié :
- Auteur : Marie DEFRUIT
Un meilleur débit de traite pour gagner 10 % de capacité par robot
Pour gagner en débit de traite, ce nouveau robot VMS V300 modèle 2025 est équipé du Flow-responsive milking (FRP). Cette amélioration permet de maintenir un niveau de vide de 45 kPa du début à la fin de la traite, « sans risque de congestion des trayons » , précise Alexis Gautier, chef produit VMS. « En l’adaptant en temps réel, le FRP évite la baisse du vide, observé jusqu’à présent lorsque le flux de lait libéré par le trayon est à son pic » .
En gagnant du débit, le temps de traite est alors réduit de 30 à 50 secondes, selon les troupeaux, « ce qui permettrait d’augmenter de 10 % la capacité par robot » . Une étude menée en Italie a également démontré que la traite est plus complète avec « -23 g de lait résiduel par quartier » .
Le Flow-responsive milking sera inclu dans tous les VMS V300 modèle 2025 à partir de juin et une mise à jour, d’ici la fin de l’année, sera proposé à tous les éleveurs ayant le VMS V300 déjà en service.
Plus d’espace à l'intérieur et d’ergonomie
Le design du robot a été revu. Toujours en inox, l’espace intérieur a tout de même gagné 19 cm, sans modification de l’emprise au sol. L’auge augmente de 40 % son volume et devient monobloc « pour une meilleure robustesse et un nettoyage facilité » . De nouvelles portes fluidifient l’entrée et la sortie des vaches.
Côté éleveur, l’écran du robot est plus grand et plus réactif, « même les doigts mouillés ».
Le Milk Cell Analysis (MCA) compte les cellules et alerte
DeLaval ajoute, en ligne sur son robot, un analyseur de cellules. « Par un prélèvement de 35 mL de lait, via le robot Milk Sample Unite, l’échantillon part dans le MCA pour comptage cellulaire », explique l’entreprise.
D’après elle, « l’échantillon peut ensuite être jeté dans les égouts, car la technique de fluorescence de l’ADN des cellules ne porte aucun risque ». Une caméra compte alors chaque cellule pour une analyse conforme aux attentes ICAR.
Un dispositif de reconnaissance des consommables permet d’alerter et de réapprovisionner, automatiquement, les stocks.
L’éleveur peut choisir ses seuils d’alerte, selon le taux cellulaire, la production, du jour de lactation… Il peut alors classer ses animaux selon qu’ils soient sains, en mammite subclinique, chronique élevée ou modérée.
L’IA du DeLaval Plus s’enrichit
En juillet 2024, DeLaval lançait en France son outil d’aide à la décision, DeLaval Plus. Il enregistre toutes les données mesurées par le robot et les dispositifs ajoutés – comme le MCA par exemple – pour les reconstituer à l’élever, avec des interprétations.
« En se basant sur les données de plus de 15 millions de lactations, l’outil est aujourd’hui capable de prédire de nombreuses maladies comme, entre autres, les mammites, métrites, cétoses, hypocalcémies ou encore les pneumonies ».
Comme pour d'autres intelligences artificielles, l'éleveur peut lui poser des questions ou lui demander des conseils de gestion personnalisés à son troupeau.
Depuis le début d’année, une nouvelle option existe sur la plateforme. Celle de l’inventaire pharmacie qui indique les dates d’expiration et la quantité des produits.
L’accès à la plateforme DeLaval est possible, moyennant un abonnement, qui diffère selon les options d’analyses ou de prédiction choisies et le nombre d’animaux. « Le tarif varie de 300 € à 750 €, mais est rentabilisé quand on sait qu’une mammite coûte en moyenne 240 € par vache » , indique Claire Dupin, cheffe produit gestion de troupeau.