Voici quelques conseils pour une gestion raisonnée du parasitisme. Parlez-en avec votre vétérinaire d’exploitation avant la mise en pâture.
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Auteur : Kevin DEKNUDT
Pour débuter, le vétérinaire dispose :
• du témoignage de l’éleveur (symptômes déjà rencontrés…);
• du statut sanitaire du troupeau. Des animaux très parasités sont plus sensibles à la BVD, à la paratuberculose. Ils réagissent moins bien à la vaccination…;
• de l’historique des traitements déjà mis en oeuvre;
• des résultats d’examens et des saisies d’abattoir;
• de données régionales.
Des examens et analyses complémentaires peuvent être nécessaires, pour établir ce premier bilan. Les situations sont très contrastées d’un élevage à l’autre. Les strongles sont omniprésents. Ils seront systématiquement pris en compte. Par contre, si le parcellaire est très sain, il n’y a pas forcement de grande douve ou de paramphistome. Ces parasites pourront alors être surveillés tous les cinq ans. L’impact de ces parasites sera, en partie, lié au niveau de production. Dans un troupeau à production limitée, l’impact du parasitisme subclinique est en effet limité. Par contre, les hautes productrices seront très sensibles.
Évaluer le risque parasitaire
Danger et risque sont souvent confondus. Pourtant, ce sont bien des notions différentes. Un chien enragé attaché constitue un danger. Si on l’approche ou qu’il se détache, alors il constitue un risque. Par contre, tant qu’il est attaché et que l’on ne s’en approche pas, le risque n’existe pas.
Ainsi, le risque parasitaire au pâturage est corrélé à la gestion du pâturage et à l’épidémiologie des différents parasites. Il faut commencer par décrire, parcelle par parcelle et lot par lot, la gestion de l’herbe dans le temps:
• alternances fauche/pâture,
• succession de différents lots,
• dates des changements,
• chargement,
• présence de zones humides…
Sur la piste des zones humides, on commencera toujours par contrôler l’absence de grande douve par des sérologies. Définir le statut parasitaire d’abord. Pas l’inverse. En effet, certaines zones humides sont indétectables. Cette phase de l’audit est la plus difficile et la stratégie de pâturage doit nécessairement être validée par l’éleveur avant d’évaluer le risque parasitaire.
Quelques mesures à appliquer
• Vis-à-vis des strongyloses digestives : ....