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Transition et robot. Attention au cercle vicieux de la baisse automatique

Vous venez d’ouvrir un nouveau silo de maïs. Il peut être judicieux de « ne pas autoriser la baisse d’aliment au robot pendant une dizaine de jours » souligne Marion Fourmont, du cabinet conseils FDS, spécialisé en gestion du troupeau automatisée. Explications.
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  • Auteur : FDS

Durant les phases de transition, Marion Fourmont conseille « de reprendre la main, temporairement, sur le calcul automatique des quantités ». Pour ce paramétrage « par l’éleveur », plusieurs options sont possibles. La plus pertinente : « ne pas autoriser la baisse d’aliment ». On interdit d’en donner moins, mais pas d’en donner plus, afin de continuer d’accompagner celles qui montent en lait.

Gare à l’effet retard d’une baisse d’aliment injustifiée
Pourquoi est-ce important ? Parce que les valeurs d’un nouvel ensilage, par exemple, sont variables. Dans les jours qui suivent, il est alors fréquent que le comportement des animaux change. La flore du rumen doit s’adapter. Inutile de compliquer la distribution des concentrés (heureusement, une phase de transition alimentaire n’est pas toujours synonyme de baisse en lait).

Ceci est illustré, dans le schéma ci-dessous. On y voit une transition alimentaire débuter à l’instant T1. Elle impacte la production des animaux, le temps qu’ils s’adaptent… En conséquence, lorsque le calcul d’alimentation arrive en T2 (par exemple, 10 jours après le début de la transition), la production de lait moyenne (elle sert de base au calcul) se retrouve plus basse que prévu. Pourtant, les animaux ont potentiellement déjà commencé à reprendre du lait. C’est pour éviter ce décalage qu’il est judicieux d’empêcher « la diminution d’aliment », quelque temps. 8 à 10 jours peuvent suffire, pour passer le cap. L’utilisation de substances tampon pour aider l’animal dans la phase de transition reste indispensable.

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10 jours, après le début de la transition, la moyenne en lait est minorée. La vache sera pénalisée, dans sa complémentation…

 

 

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