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Salle de taite

En vidéo : la salle de traite du gagnant du concours bâtiment 2024

Au Gaec Boizard, la 2x12 traite arrière est de plain-pied, au coeur du bâtiment des laitières.   Compter 2 heures environ, pour traire, puis nettoyer les quais et le parc d’attente.
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  • Modifié :
  • Auteur : Marie DEFRUIT

La traite peut se faire seule.  « Pendant que je fais la traite, Paul nettoie les logettes, tout en poussant les vaches »  précise Elodie Boizard, associée du Gaec. 

Post-trempage et désinfection automatiques

La salle de traite est équipée du système Apollo, proposé par Gea. En plus du décrochage, il automatise le post-trempage des trayons ; ainsi que la désinfection et le rinçage des manchons, entre chaque vache. Le produit (de couleur orange) apparaît plutôt bien réparti et une goutte perle au bout du trayon.
Dans le manchon et le bol de la griffe s’en suit un cycle de rinçage, désinfection, séchage (air comprimé). Les Anglo-saxons parlent de « back-flushing ». « Le risque de transmission de bactéries, entre chaque vache, est limité », souligne Élodie. En 2023, le nombre moyen de cellules a été de 141 000. Leur laiterie, Lact'Union, propose une prime qualité du lait de 12 €/1 000 litres. Avec leurs bons résultats, ils l’ont obtenu chaque mois.
Dans le retour sur investissement, il faut compter « les 20 minutes par traite gagnées » , estiment les éleveurs.
Côté produit, « la désinfection des griffes, ent re chaque vache, consomme 40 litres de peroxyde à l’année. Ce qui paraît assez raisonnable », précise Paul. 
Pour la question « des résidus dans le lait » , le constructeur explique « qu’une vanne de sécurité empêche le contact du lait avec les agents nettoyants et l’eau ».  

Une salle de traite de plain-pied et sortie rapide

L’installation est de plain-pied. La hauteur du quai est, ici, de 95 cm. « Cela nous convient, pour éviter de lever les bras trop hauts » . Paul mesure 1,76 m, Élodie 1,63 m. Des tapis améliorent le confort des vaches.
Les vaches sont traites par l’arrière : « c’est moins dangereux qu’en épi. » Les éleveurs le confirment : « le risque de coups de patte est limité » . La sortie rapide libère le lot (stalle Johanna). « Toutes les vaches quittent le quai sans attendre. Ou alors, on peut choisir de n’en libérer qu’une seule, pour l’isoler dans le box d’isolement ». « Pour le confort sonore et pour réduire la consommation d’électricité » , un variateur de fréquence gère la pompe à vide. Il adapte le débit d’air au cycle de traite.
L’éclairage naturel, grâce « au dôme translucide », au faîtage, est apprécié (lire p. 20). Les brumisateurs, au-dessus des trayeurs et des vaches, aussi.

Comment ont-ils optimisé la place dans le bâtiment ?

« Pour réduire la taille du bâtiment et ainsi faire des économies, nous avons optimisé les circuits » . En sortie de traite, les vaches reviennent directement dans les couloirs (voir plan). « C’est également un gain de temps, puisque nous n’avons pas de couloirs de retour à racler et nettoyer » . L’aire d’attente a été réduite aussi. Elle se poursuit dans le couloir, entre les logettes. En nettoyant les matelas, Paul fait avancer les vaches vers la salle de traite…

Voici la vidéo de la salle de traite en cours d'utilisation au Gaec Boizard :

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