Cryptosporidiose. L'hygiène, première ligne de défense

D’après une étude vétérinaire, le parasite Cryptosporidium est encore très présent dans les élevages bretons, et particulièrement chez ceux dont les veaux nouveau-nés présentent des diarrhées. La prévalence est de 58,5 %. 

Il est fondamental de souligner l’importance de la prophylaxie hygiénique comme étant la première ligne de défense actuelle contre ce parasite dans les cheptels en raison de sa forte résistance dans l’environnement et du peu de traitements efficaces existant.

Les oocytes de Cryptosporidium montrent une grande résistance à la plupart des désinfectants commercialisés. De tous les désinfectants, les plus efficaces sont ceux qui contiennent du peroxyde d’hydrogène, du dioxyde de chlore ou de l’ammoniac (5 à 10%). La température est un atout pour la gestion des oocytes. Bien qu’ils soient résistants jusqu’à -20°C, les oocytes sont sensibles aux températures élevées. Par exemple, les oocytes deviennent non-infectieux après 5 minutes à 64,2°C ou après 1 minute à 72,4°C.

Aujourd’hui, il n’existe aucun vaccin commercialisé contre la cryptosporidiose. En ce qui concerne les traitements, le lactate d’halofuginone (Halocur) est utilisé couramment chez les bovins. Il a une activité plutôt préventive, mais permet quand même une diminution de l’excrétion des oocytes. Il existe aussi la paromomycine, un antibiotique uniquement utilisable en Belgique. 

Le traitement du lactate d’halofuginone doit être donné par voie orale au veau, une fois par jour pendant 7 jours. Sa posologie est de 100 μg par kg de poids vif, soit 2 mL d’Halocur pour 10 kg de poids vif. Il est nécessaire de bien respecter les doses recommandées, car des symptômes de toxicité (diarrhée, hématochézie, déshydratation, prostration) peuvent apparaître dès l’administration d’une double dose. 

Saccharomyces cerevisiae dans le lait
L’utilisation de levures comme les produits de fermentation de Saccharomyces cerevisiae ajouté pendant au moins quatre semaines dans l’aliment lacté diminuerait l’atteinte de la villosité de l’intestin grêle. Les chercheurs ont observé une diminution de l’intensité de l’infection chez les veaux traités.

Source : Chapuy, Hélène . Génotypage des souches de Cryptosporidium identifiées chez les veaux nouveau-nés et leurs mères en Bretagne. Thèse d'exercice, Médecine vétérinaire, École Nationale Vétérinaire de Toulouse – ENVT, 2019, 119 p.

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