Vêlée mardi, mammite coli vendredi

«Veau mal placé ». Mardi, les éleveurs ont fait appel au vétérinaire pour sortir le veau, « de peur de déchirer la génisse ». Elle était énervée. « Il a fallu dix minutes pour l’attraper ! » Vendredi matin, « mammite ». 

Les deux quartiers arrière coupés en lait depuis la veille au soir et lait modifié : un fort soupçon de mammite colibacillaire. La génisse arrive encore à se lever et à marcher.

Température: 39,6°. « Cela confirme. » Il est n’est pas rare d’avoir des mammites « coli » sur les génisses… « Les multipares sont protégées grâce à l’obturateur, pas les génisses. »

Le protocole est classique :
• Traire le plus souvent possible. Une injection d’ocytocyne facilitera la vidange des deux quartiers arrière.
• Cortisone en intraveineuse, contre l’état de choc.
• Anti-inflammatoire non stéroïdien pour désenfler la mamelle.
• Antibiotique par voie générale. « Ce n’est pas toujours utile sur les coli, car ce sont les toxines et l’inflammation qui rendent la vache si malade, pas les bactéries. » Par contre, il sera utile sur les autres germes et en cas de risque de septicémie. « Il augmente le taux de guérison et diminue les rechutes. » En local, un antibiotique intramammaire est administré aussi.
• Perfusion de chlorure de sodium hypertonique. Par précaution, elle est drenchée aussi avec trente litres d’eau. « Il est courant que les vaches choquées ne boivent pas, malgré la perfusion hypertonique. » La génisse garde du tonus : à peine détachée, elle se précipite à l’abreuvoir.

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