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Traite

Aujourd’hui, voilà pourquoi les robots de traite sont plus confortables pour les vaches

Gagner des traites, gagner du lait, cela veut dire des vaches à l’aise dans leur stalle, en forme et bien suivies. Tendance marquée. Les constructeurs de robots de traite passent au niveau supérieur, sur le confort de la vache et sa santé.
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  • Auteur : Marc Juan

« Si on veut qu’elles viennent plus souvent, il faut que l’environnement de traite soit confortable et cela commence par la stalle ». DeLaval s’est penchée sur l’ergonomie des grandes vaches, avec une nouvelle stalle, plus spacieuse : elle gagne 20 cm en longueur, « tout en gardant la même emprise au sol ». Le robot VMS V300 ne prend pas plus de place et la vache gagne du confort, indexée, au besoin, par l’auge mobile.

Un niveau de vide plus stable

L’autre nouveauté vient du Flow-Responsive Milking (FRM), capable de stabiliser le vide, sous le trayon « quand la traite monte à son débit maxi, en effet, il n’est pas rare d’observer une chute du niveau de vide, du fait de l’engorgement ». C’est là que le FRM de DeLaval entre en action, grâce à des capteurs sous les trayons : « il remet du vide, quand il le faut ». Cela joue sur la vitesse, sur le confort de traite et sur la santé de la mamelle aussi.

Suivi des données de traite et de santé, ici à l'écran du logiciel connecté avec le robot VMS D

Suivi des données de traite et de santé, ici à l’écran du logiciel connecté avec le robot VMS DeLaval.

Des primipares moins stressées

Chez Lely, le bras du robot gagne en vision périphérique. Sur son A5 Next, le constructeur a ajouté une caméra, permettant de visualiser l’environnement de la mamelle : c’est la nouvelle fonction TDS2+, en plus du laser 3D qui détecte les trayons.

« Une patte en mouvement n’est plus un obstacle ». Pas de heurt. Le bras la contourne… « Pour les génisses en première traite et les vaches de retour en lactation, le branchement est plus fluide ». Moins stressant. Pour l’éleveur, aussi. Il peut quitter l’écran, faire le tour de la stalle et venir rassurer l’animal. « Le temps d’apprentissage est réduit et l’on peut gérer tout seul ».

 Sur le robot A5 Next, Lely a ajouté une caméra. Elle permet de visualiser l'environnement de la

 Sur le robot A5 Next, Lely a ajouté une caméra. Elle permet de visualiser l’environnement de la mamelle, pour un branchement plus fluide, moins stressant pour la génisse en apprentissage.

« Reproduire le tarissement naturel »

« Une prochaine innovation viendra du tarissement automatique » souligne Gea qui travaille sur le développement de cette nouvelle fonction « AutoDry », pour les salles de traite et les robots… Elle saura reproduire les conditions du tarissement naturel, « lorsque le veau, élevé avec sa mère, consomme de moins en moins de lait et de plus en plus d’herbe ». Au moment venu, l’algorithme modulera les paramètres (niveau de vide, décro…), pour donner le signal physiologique de l’arrêt de la sécrétion lactée.

En attendant, Gea s’est penchée sur la morphologie de la mamelle en lactation. Le MilkRack, élément moteur du DairyRobot, reçoit une double détection. Désormais, le bras s’ajuste, de traite en traite, guidé par la caméra et les coordonnées (X, Y, Z) actualisées. « La position des trayons est mémorisée à chaque traite ». La nouveauté est là, pour mieux accompagner les changements morphologiques, à l’exemple de l’écartement des trayons qui varie au fil de la lactation. Ce n’est pas tout. Le robot est capable de brancher plus haut, pour tenir compte de l’évolution génétique des mamelles, à l’image des planchers (et des trayons) rehaussés.

Le Milkrack du DairyRobot de Gea reçoit une double vision, pour mieux suivre l'évolution morpholog

Le Milkrack du DairyRobot de Gea reçoit une double vision, pour mieux suivre l’évolution morphologique de la mamelle, au fil de la lactation.

Suspicion d’acidose ruminale ou d’acétonémie

Une autre promesse vient des capteurs et analyseurs en ligne, tel le MilkGenius chez BouMatic qui propulse le rapport TB/TP dans les indicateurs de santé. « Des écarts inhabituels sont souvent le signe que quelque chose ne va pas ». À l’écran, les couleurs donnent le ton : quand la courbe monte dans le rouge, « il y a suspicion d’acidose » ; quand elle descend dans le violet, « on peut craindre de l’acétonémie ». Parfois, c’est une vache qui ne va pas bien. Parfois, tout le troupeau marque le pas. Problème de ration, de transition ? De stress, d’inconfort, de boiterie ? Il vaut mieux aller voir. « Et, si cela se prolonge, en parler avec son nutritionniste et son vétérinaire ».

Anticiper, prévenir, prédire, c’est le prochain chapitre, à l’ère des robots ergonomiques et de l’Intelligence Artificielle, pour garder les vaches en forme.

BouMatic propose l'analyseur de lait MilkGenius, en ligne. Il permet de suivre l'évolution du rappo

BouMatic propose l’analyseur de lait MilkGenius, en ligne. Il permet de suivre l’évolution du rapport TB/TP, en routine.

Pour en savoir plus : d’après le dossier « Les robots de traite montent en puissance, sur le bien-être des génisses et des multipares », paru dans PLM de décembre 2025.

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