Aller au contenu principal

Comment répondre aux besoins en oligo-éléments avec les fourrages ?

Les vaches laitières ont des besoins en oligo-éléments auxquels il faut répondre pour leur assurer une bonne santé et une bonne production. Il existe pour cela des compléments minéraux issus de l’industrie. Mais lorsque l’on utilise les fourrages comme source d’oligo-élément, c’est plus difficile de savoir si l’on répond correctement aux besoins de l’animal.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Marie DEFRUIT
Fourrage-réduite.jpg

« Les fourrages ce sont 60 % de la ration des vaches laitières » introduit Jacky Zawadki, président du laboratoire d’analyse Enform. Dans son laboratoire, beaucoup d’échantillons de fourrages, récoltés dans l’Est et l’Ouest de la France, sont analysés. Voici les tendances qu’il retient de toutes ces analyses :

Les ensilages sont plus concentrés en minéraux que les fourrages bruts

Les macro-éléments comme les minéraux sont surtout présents dans les feuilles. Par l’action de la fermentation, les feuilles sont dégradées, la teneur en matière organique diminue et la concentration en minéraux augmente.

Le cuivre se trouve plutôt dans les racines

On en retrouve généralement moins de 20 mg/kg MS dans les fourrages. Le cuivre a tendance à s’accumuler dans les racines de la plante, donc sa quantité est faible dans les fourrages. Comme pour les interactions dans le rumen, il en existe dans le sol. Il faut être vigilants aux excès de sélénium qui font baisser la mobilité du cuivre dans la plante.

Attention au fer qui est le minéral le plus présent dans le sol

Plus le sol est acide, plus il y a de fer dans la plante. Dans l’herbe la quantité peut varier de 2 à 3000 ppm ou encore 50 à 100 mg/kg de MS. Un excès risque de nuire à la digestibilité de la matière sèche dans le rumen ou encore à l’absorption du phosphore. A noter que le manganèse est souvent associé avec le fer.

La quantité de zinc dans la plante dépend directement du contenu du sol

Les teneurs, peu variables dans le monde, peuvent diminuées lors des printemps froids, d’interactions avec du calcium ou du phosphore.

Compter plutôt sur une complémentation en iode, cobalt et sélénium

L’iode et le cobalt ne sont pas essentiels pour les plantes, leur teneur est variable. Ils ont tendance à s’accumuler dans les légumineuses et les crucifères au niveau des graines. Pour le sélénium, l’assimilation des plantes se fait difficilement, il faut d’ailleurs compter 15 g/ha de sélénium dans le sol pour obtenir 1 g/ha dans la plante. Il vaut donc mieux en donner directement à l’animal.

 

Informations recueillies lors de la session « Vache laitière » organisée par l’Aftaa.

Mots-Clés

Au cœur des élevages laitiers, PLM est depuis 1973 un média professionnel dédié à la production laitière. Avec son réseau international d’éleveurs « référence » et d’experts, il s’adresse aux principaux acteurs du secteur : éleveurs de vaches laitières, techniciens, vétérinaires, fournisseurs, organisations professionnelles. Créés en toute indépendance par une équipe de journalistes spécialisés, les contenus proposés par PLM sont diffusés en mode omnicanal : magazine, site web éditorial, enews hebdomadaire, événements.