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Des génisses légères coûtent cher, le manque de génisses aussi

En résumé, plus la génisse vêle au bon poids, plus elle fait du lait, plus elle dégage de la marge rapidement. Les « 85 % du poids adulte » deviennent la priorité. « D’ailleurs, il vaut mieux un vêlage à 25 mois, au bon poids, plutôt qu’un vêlage à 24 mois d’une génisse trop légère » .
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En résumé, plus la génisse vêle au bon poids, plus elle fait du lait, plus elle dégage de la marge rapidement. Les « 85 % du poids adulte » deviennent la priorité. « D’ailleurs, il vaut mieux un vêlage à 25 mois, au bon poids, plutôt qu’un vêlage à 24 mois d’une génisse trop légère » souligne Matthieu Rolland.
Mais, cela ne veut pas dire de renoncer au vêlage précoce. « Le risque serait de manquer de génisses ». Franck Gaudin l’explique bien : « plus on s’écarte des 24 mois, plus le cycle de réintroduction des animaux s’allonge et moins on peut assurer le renouvellement ». A l’exemple de vêlages à 30 mois, ce sont 25 % de génisses en moins (ratio 30 / 24). Et des conséquences couteuses :
- le risque de ne pas remplir toutes les places du bâtiment ;
- celui de devoir garder des vaches à souci ;
- l’impossibilité de sortir les moins rentables…
Ainsi, tout va dépendre du GMQ qui, soutenu et régulier, va permettre d’atteindre le double objectif : bon poids au vêlage en priorité ; vêlage précoce en ligne de mire…

Des taux de réformes mal compris
« On n’élève pas des génisses par plaisir, mais pour obtenir des animaux efficaces, capables de remplacer les vaches les moins productives » insiste le nutritionniste. C’est vrai que « les taux de réforme » sont parfois mal compris. « Car 40 % de renouvellement, dont 10 % choisi, seront plus rentables que 25 - 30 % de renouvellement subi » … Au bout de cinq ans, c’est la moitié du troupeau qui s’est consolidé par des animaux plus efficaces, dans le premier scenario.
Voilà comment des élevages continuent de progresser, en faisant plus de lait dans le bâtiment et plus de lait avec la même ration, au bénéfice de la marge sur coût alimentaire.

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