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En acidose avec seulement 20 % d’amidon. C’est possible ?

Le nutritionniste Franck Gaudin a réglé un problème d’acidose ruminale tout en augmentant le taux d’amidon de 20 à 26 %.  Il est impératif de connaitre les aliments à disposition sur la ferme pour les associer au mieux. Même de l’ensilage d’herbe peut être acidogène. Le nutritionniste explique.
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« Les éleveurs m’ont parlé d’un manque de production par rapport aux attentes. C’est un bon élevage mais le TB est faible, il y a quelques pattes rouges et des bouses hétérogènes avec des fibres dans les bouses ». Les éleveurs signalent également davantage de mammites dès qu’ils augmentent la part d’amidon de la ration. « Augmenter le taux d’amidon est un levier » , confirme Franck Gaudin. « Mais il faut faire attention à la santé du rumen. En cas d’acidose, il y a une augmentation des toxines qui vont challenger les défenses immunitaires. Il est donc fréquent de relier mammites et acidose. »

On parle d’acidose quand le pH ruminal chute en dessous de 5,8. Cela engendre une baisse d’efficacité ruminale, des problèmes de synthèse des taux butyreux, des problèmes de locomotions aussi… « Si vos vaches marchent sur des oeufs, le problème d’acidose dure depuis un petit moment déjà. Quand le taux butyreux n’est qu’à 38/39 et que la production par vache ne correspond pas au lait permis par la ration, comme sur l’élevage en question, il y a souvent un problème d’acidose. Des taux de matières grasses faibles en hiver doivent également interpeller.  

De l’ensilage d’herbe très digestible

En analysant la ration totale, on observe 47 % de carbohydrates (NDF digestibles, sucres et amidon non by-pass) fermentescibles dans le rumen (RFCHO). La limite maximale est à 45 %. Sachant que l’éleveur a introduit deux kilos de paille dans la ration et que parfois ces deux kilos ne sont pas complètement ingérés, le risque acidogène est énorme, même si la ration n’est qu’à 20 % d’amidon.

« J’ai donc poussé l’analyse en me penchant sur les fourrages. À ma surprise,...

 

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