Saurez-vous trouver le bon compromis entre qualité et rendement ? Voici les conseils de Silvère Gélineau, chez Arvalis. Tout se joue parfois à l'heure et au centimètre près...
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Auteur : MJ
1,5 à 2 tonne de MS/ha , environ : tel est l’écart auquel on peut s’attendre, entre une récolte d’herbe précoce et tardive, rappelle Silvère Gélineau d’Arvalis. « Cette année, les ensilages devraient s’étaler de début avril pour les RGH et RGI du sud de la France, à la fin mai pour les RGA les moins précoces en fauche tardive ».
60 kg de MS/ha chaque jour , et même parfois plus : au printemps, le potentiel de biomasse d’une prairie est spectaculaire, sachant que « le début de l’épiaison est un stade charnière pour la valeur alimentaire de l’herbe ». L’agronome ajoute : « A chacun de déclencher la récolte au meilleur compromis entre rendement et valeur alimentaire ».
Pour des animaux à forts besoins (vaches laitières, jeunes bovins à l’engraissement), « on visera une récolte avant le début d’épiaison des graminées ». Pour des animaux aux besoins plus modérés (génisses de renouvellement, vaches allaitantes gestantes), « il est possible de profiter davantage de la forte croissance des prairies sur cette période, quitte à perdre en valeur alimentaire » (figure 2).
48 à 72 heures, sans pluie : fenêtre météo idéale, pour un chantier de récolte, sans hypothéquer le compromis entre valeur alimentaire et rendement que l’on s’est fixé. Le bon timing ne tient parfois qu’à un fil. « Une évapotranspiration (ETP) de 5 à 6 mm sur la durée du préfanage devrait suffire pour passer le seuil des 30 % de MS ». Silvère Gélineau ajoute : « On visera une teneur en MS de 35 % sur graminées et 40 % sur légumineuses, pour une récolte en ensilage ».
Entre 7 et 8 cm : hauteur de fauche recommandée, pour faciliter le séchage. La présence d’un conditionneur sur la faucheuse aidera. « Attention, toutefois, à limiter l’agressivité du conditionneur à fléaux en cas de fort taux de légumineuses... ». Dans le cas d’un fourrage humide ou avec une part importante de légumineuses, « l’incorporation d’un conservateur peut être pertinente. Celui-ci peut aider à une stabilisation plus rapide du silo et limiter les phénomènes de protéolyse. »
10 cm par jour, voire même 20 cm en été . Au silo d’herbe, c’est l’avancement minimum recommandé. « Il est important de prévoir les quantités potentiellement récoltées, afin d’anticiper la place nécessaire pour le stockage ».