Aller au contenu principal

Choix des variétés de maïs. Vaut-il mieux opter pour un denté ou un corné-denté ?

Comment choisir ses maïs, pour faire du lait. La question de l'amidon se pose. Quelques précisions avec Julien Gaultier, Terrena.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : Béatrice Colleu
539718.jpg
Julien Gaultier - Le rôle premier du maïs est d'apporter de l'amidon (celui de l'herbe, d'apporter de la protéine). Il faut s'en tenir à ce cahier des charges : privilégier la valeur en amidon. Tout en gardant des maïs compatibles avec la région. Il est intéressant de tenir compte de son stock de report, pour s'orienter plutôt vers un maïs denté ou un corné - denté. Un maïs denté à l'avantage de son potentiel amidon. Mais, il s'agit d'un amidon farineux et donc " plus rapide ", dès le départ. Si l'on ajoute le travail des bactéries, dans le silo, il peut devenir très fermentescible, au bout d'un an ou d'un an et demi de fermentation, jusqu'à se rapprocher d'une céréale à paille.

De son côté, le grain d'un corné - denté est plus vitreux : l'amidon est protégé davantage, enrobé dans la prolamine. C'est un amidon plus lent qui arrive dans le silo.

Dans tous les cas, on gardera suffisamment de digestibilité de la fibre : un maïs, au moins à 72 % de dNDF, sachant que l'itinéraire technique, notamment la fertilisation azotée, et les aléas climatiques ont un impact important sur cette digestibilité, jusqu'au moment de la floraison où les jeux sont faits. La dNDF ne bouge plus après.

Choisir un maïs typé " grain " : une bonne idée ?

Il ne faut pas oublier qu'un maïs typé " grain " a été sélectionné pour porter deux poupées et résister à la verse. Cela signifie une partie " tige - feuille " plus dure (plus ligneuse), au détriment de la digestibilité des fibres. Il peut se marier très bien avec un ensilage d'herbe très jeune. Dans le cas contraire, on aura des difficultés.

Au cœur des élevages laitiers, PLM est depuis 1973 un média professionnel dédié à la production laitière. Avec son réseau international d’éleveurs « référence » et d’experts, il s’adresse aux principaux acteurs du secteur : éleveurs de vaches laitières, techniciens, vétérinaires, fournisseurs, organisations professionnelles. Créés en toute indépendance par une équipe de journalistes spécialisés, les contenus proposés par PLM sont diffusés en mode omnicanal : magazine, site web éditorial, enews hebdomadaire, événements.