Douches à vaches. Voilà pourquoi les taries devraient en profiter
Rafraichir les vaches en lactation, c'est bien, et l'intérêt se voit très vite au tank. Avec les taries, le bénéfice est moins mesurable. Et pourtant, le stress thermique, sur des vaches en fin de lactation, impacte trois générations au moins !
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Auteur : Béatrice Colleu
Pr Jimena Laporta de l'université du Wisconsin
Aux États-Unis, le Pr Jimena Laporta de l'université du Wisconsin étudie, depuis plus de 10 ans, les effets du stress thermique en fin de gestation. Elle confirme les conséquences négatives, sur la lactation à venir, ainsi que sur celles des filles et des petites-filles ...
Les effets cachés du stress thermique
La chercheuse a présenté ses travaux, lors du séminaire ruminants CCPA, le 25 avril dernier. Et, c'est concret.
- Chez la vache tarie qui subit du stress thermique, " la régénération des cellules épithéliales mammaires n'est pas complète " . Sa lactation sera pénalisée: jusqu'à 5kg/jour.
- Chez la génisse née d'une mère exposée au stress thermique, en fin de gestation, le poids de naissance est réduit. " Elle nait plus petite et le reste " . Sa carrière entière est impactée : son système immunitaire, moins performant. " Elle produit moins de lait en première, mais aussi en deuxième et en troisième lactation " . Le Pr Laporta estime les pertes à plus de 2 kg par jour de lait sur trois lactations. "Sa longévité est également impactée (-12 mois)".
À leur tour, les petites-filles se retrouvent pénalisées, " avec une longévité et une production laitière réduite sur leurs lactations ": -27% de survie, et des pertes de 1,5 kg de lait par jour sur sa première lactation.
Rafraichissement des animaux, solutions nutritionnelles adaptées pourront aider.