Gare aux levées tardives de Datura dans les parcelles de maïs
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- Auteur : BC d'après info technique Arvalis
La présence du Datura est importante dans les régions du sud de la France, Pays de la Loire et Poitou-Charentes, mais une enquête de 2020 a mis en évidence sa propagation dans les régions plus au Nord, notamment en Bretagne sur sarrasin, légumes industrie et maïs fourrage, comme le montre la carte des observations proposée par Arvalis-Institut du végétal.
L’institut rappelle que cette dicotylédone contient des alcaloïdes très toxiques pour l’homme comme pour l’animal. « De très faibles quantités suffisent et toutes les parties de la plante en contiennent (fleur, feuille, graine, sève) ». De plus, l’ensilage ne permet pas de réduire la toxicité du datura ensilé avec le maïs. « Au champ, 1 pied de datura pour 25 m² peut suffire à provoquer une intoxication mortelle chez les bovins via le maïs fourrage ensilé ».
Sur maïs, en début de culture, jusqu’au stade 8-10 feuilles, les herbicides sont efficaces, mais la plante a la « capacité à générer des levées très échelonnées jusque tard dans le cycle de la culture » , souligne Arvalis-institut du végétal qui invite à « rester vigilant sur les levées tardives de datura et d’identifier les plantes présentes jusqu’à la récolte ».
Si une visite avant la récolte met en évidence la présence de Datura, « l’arrachage manuel, bien que fastidieux, permet de préserver la qualité de la récolte de l’année et gérer le stock semencier de la parcelle ». N'oubliez pas de porter des gants !