La ration des taries était bien calée. Puis, ça a dérapé...
Tout est lié : depuis le logement de la vache taries, jusqu'à l'immunité de la fraîche vêlée.
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Auteur : MD
« La chose la plus importante, peut-être, est de prévenir le stress d’entrée, au moment où les fraîches vêlées intègrent le troupeau ». Le vétérinaire se souvient d’une période sensible, lorsque l’élevage s’est retrouvé à restreindre l’accès aux cornadis, passant d’1,5 à 1 place par vache : « Au début, je ne comprenais pas pourquoi la situation se dégradait : sans changer la ration des taries, on se retrouvait avec des vaches en cétose ».
Par la discussion et l’observation, le vétérinaire comprend que la compétition à l’auge s’est exacerbée : « Les fraîches vêlées n’arrivaient pas à s’imposer ; elles ne mangeaient pas assez ». D’où des conséquences physiologiques en cascade : « On sait par exemple que la cétose inactive les neutrophiles (ce sont des globules blancs), provoquant ainsi un dysfonctionnement du système immunitaire », explique le Dr Olivier Crenn*. « Maintenant, nous sommes vigilants ». Les éleveurs anticipent : « Nous nous efforçons de lui donner un gros repas, avant qu’elle n’entre dans le troupeau... ».
* Le Dr Olivier Crenn est vétérinaire praticien, à la clinique Sud Mayenne. Il est membre de la commission vaches laitières de la SNGTV (Groupements Techniques Vétérinaires).