Pour gagner du temps tout en étant bien équipés, les éleveurs du Gaec des mésanges ont investi avec les voisins dans une mélangeuse automotrice. Détails chiffrés.
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Auteur : PLM
Au Gaec des Mésanges, la ration est préparée par une mélangeuse automotrice Kuhn SPW Intens 18 m³ monovis. « Nous l’avons acheté avec six autres éleveurs de notre Cuma. Le coût est ainsi réparti » , explique Thierry Charvet. L’éleveur doit uniquement débâcher les silos avant l’arrivée de la machine.
« Nous avons créé un groupement d’employeurs en parallèle de la Cuma pour embaucher trois salariés » . Un des trois ouvriers est donc derrière le volant de l’automotrice. Sa tournée dure environ 5 heures par jour. Les heures restantes sont destinées à l’entretien de la machine. Les deux autres salariés travaillent dans l’une des fermes laitières du groupement et remplacent le chauffeur habituel pendant les congés et week-end.
Facturation à l’heure et au tonnage
Pour la facturation, les charges de l’année sont réparties entre les éleveurs adhérents selon un coût fixe, un coût au tonnage mélangé et un coût à l’heure de prestation. Les charges intègrent l’amortissement de la machine, l’entretien, le carburant et le coût salarial.
Renouvellement tous les 4 ans
En général, l’automotrice est renouvelée tous les quatre ans. « On ne va pas plus loin car nos contrats de maintenance sont sur trois ans ou 5 000 heures. A sept éleveurs, on atteint les 5 000 heures la troisième année… S’il y a des réparations en quatrième année, c'est à nous de les payer».