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Savez-vous quantifier tous les bénéfices de vos couverts d’interculture ?

Dans son Point culture de décembre, Cérience interroge sur l’intérêt d’estimer la biomasse des couverts d’interculture. Selon le semencier, il y a cinq bonnes raisons de le faire. Explications.
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  • Auteur : BC
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« Si certains couverts sont valorisés en fourrage, la grande majorité de ces cultures intermédiaires ont des objectifs agronomiques et environnementaux : restitution azotée, rupture parasitaire ou structure de sol », rappelle Cérience qui énumère cinq bénéfices ou intérêts à attendre de la mesure de leur biomasse :

1/ Évaluer la performance agronomique du couvert
Cette évaluation permet de voir si la production de biomasse du couvert permet une protection contre l’érosion, la limitation d’adventices ou la fourniture d’habitat pour la faune sauvage.
 
2/ Estimer la restitution en éléments nutritifs
Les couverts végétaux d'interculture jouent un rôle essentiel en absorbant les nutriments résiduels présents dans le sol et en les stockant dans leur biomasse. En évaluant la biomasse des couverts végétaux, on peut ainsi estimer la quantité de nutriments tels que l'azote, le phosphore, le potassium et autres éléments essentiels qui seront restitués à la culture suivante lors de la décomposition des résidus végétaux.
 
3/ Gérer les nutriments
La biomasse des couverts végétaux d'interculture est un indicateur de la quantité de nutriments extraits du sol. En l'estimant, les agriculteurs peuvent ajuster les pratiques de fertilisation pour une utilisation plus précise et durable.
 
4/ Estimer le carbone séquestré
Les couverts végétaux jouent un rôle important dans la séquestration du carbone atmosphérique. En estimant la biomasse, on peut évaluer la quantité de carbone stockée dans les couverts végétaux, ce qui est utile pour comprendre l'impact de ces pratiques sur le changement climatique et pour évaluer les crédits carbone.
 
5/ Apprécier le retour sur investissement
L'appréciation du retour sur investissement d'un couvert végétal d'interculture nécessite d'évaluer les coûts et les bénéfices économiques directs et indirects. En considérant les économies potentielles en fertilisation, les gains de productivité, les services écosystémiques et les avantages à plus long terme.

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