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Comment produire autant de protéines à l’hectare avec l’herbe qu’avec du soja ?

Cédric Pasquier, responsable des projets semences chez Cérience, l’assure : « Si on exploite bien un hectare de prairie, on peut en tirer autant de protéines que dans un hectare de soja importé. »
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  • Auteur : BC
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La bonne idée est de « piloter sa prairie comme une culture à part entière, de l’implantation à la récolte, sans oublier la conservation » , a expliqué Cédric Pasquier lors du Colloque prairie organisé par Cérience en fin d’année 2024 à Châteaugiron.

La difficulté étant qu’il n’existe pas une mais des prairies. Selon leur profil, toutes n’apportent pas la même valeur alimentaire. Pour en maximiser leur qualité, plusieurs leviers peuvent être actionnés.
  Choix des espèces et de la variété. L’offre ne cesse de grandir au fil des années. Depuis 2014, la sélection tient compte du critère « richesse » : jeter un œil sur cette indication s’affiche donc comme une priorité.
  Choix du mélange. Associer des légumineuses, riches en protéines, et des graminées, riches en énergie est une bonne option. Introduire des légumineuses dans le mélange permet d’avoir des fourrages plus qualitatifs (entre 10 et 20 % d’énergie et de protéines en plus), sans oublier que la présence de légumineuses permet aussi de réduire la quantité d’azote apportée.

legumineuses

-   Raisonner la date de semis . En présence de mélanges associant graminées et légumineuses, attention à la date de semis. Les trèfles peuvent être pénalisés par des semis tardifs.

-    Gérer la fertilisation azotée . Le choix du mélange et la proportion de légumineuses/graminées dictera la stratégie à adopter en termes de fertilisation azotée. Ne pas mettre trop d’azote au moment du semis pour favoriser les légumineuses, sachant qu’il en faut quand même pour accompagner le tallage des graminées.

Stade cérience
 

-    Raisonner la date de récolte . Le pilotage de la prairie doit être raisonné en fonction des usages que l’on souhaite en faire. Car tous les bovins n’ont pas les mêmes besoins et une prairie jeune ou plus avancée en floraison ne présentera pas les mêmes atouts alimentaires.


-    Prendre soin du stockage. Plus les fourrages sont riches en protéines, plus leur conservation est délicate.

-    Tester d’autres pratiques . Le semis sous couvert de céréales permet de sécuriser l’implantation tout en facilitant la gestion des adventices. Seul bémol, ce type d’implantation se fait plutôt au printemps.

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