Amélie Cornillet, vétérinaire chez Vitalac explique pourquoi il est important de jouer sur la Baca et de prévenir le syndrome d’hyperperméabilité intestinale et ses conséquences. Deux aspects à ne pas négliger en période de stress thermique.
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Auteur : BC
Le stress de chaleur, qui pour rappel débute dès 22°C à 50 % d’humidité relative, entraîne des conséquences importantes chez la vache laitière, en termes de santé et de production : diminution de l’ingestion de l’ordre de 10 à 30 %, baisse de la production laitière (-2L /j en moyenne sur l’été en Bretagne, -4L dans le Sud-Ouest), jusqu’à - 2 points de TB, fertilité dégradée et augmentation des boiteries en fin d’été. Cela est responsable un manque à gagner en élevage, compris entre 130 € et 250 €/vache selon les régions. Il est donc primordial d’agir.
La priorité est de faire baisser le THI (Index température-humidité, index de mesure de l’intensité du stress thermique) en aménageant les bâtiments d’élevage : ouvrir les bardages, installer des ventilateurs et un système d’aspersion, et augmenter le nombre d’abreuvoirs. Pour rappel, il faut prévoir 10 cm linéaires d’abreuvoir par vache dans le troupeau, soit 10 m d’abreuvoirs pour un troupeau de 100 vaches.
En dehors des adaptations de bâtiments, il existe des solutions permettant de réduire le manque à gagner dû au stress de chaleur :
1. Agir sur la BACA de la ration et les apports minéraux en potassium (K) et en sodium (Na)
Le potassium et le sodium sont deux minéraux essentiels à la vie des organismes animaux, car ils participent à la régulation de l’hydratation et des équilibres acido-basiques de l’organisme. Durant les périodes de stress thermique, les pertes en K et en Na sont majorées, du fait de la transpiration, de l’élimination urinaire plus importante et de l’hypersalivation. Les équilibres osmotiques et acido-basiques sont sérieusement affectés.
Le stress de chaleur est aussi un facteur de risque majeur d’acidose ruminale et métabolique. En effet, les vaches hyperventilent...