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Maïs 2025. La pression mycotoxines plus faible qu'en 2024 se confirme

Fin octobre, les 90 premières analyses intégrées dans l'observatoire des mycotoxines montraient peu de teneurs problématiques. Avec une centaine d'analyses intégrées depuis, la pression se confirme plus faible qu'en 2024, mais " avec cependant des variabilités régionales ".
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  • Auteur : Béatrice Colleu

Dans un communiqué du 13 novembre, l'Observatoire multi-partenarial des Mycotoxines sur l'ensilage de maïs 2025 réévalue la tendance avec 191 analyses réalisées à date. 

" La pression Mycotoxines est plus modérée par rapport à la saison 2024, avec cependant des variabilités régionales mises en évidence ", précise le communiqué, en lien avec un contexte météo majoritairement " chaud et sec ", défavorable aux champignons.

Il n'en reste pas moins une disparité régionale qui conduit à des recommandations de vigilance à maintenir pour les régions de la moitié nord de la France. Sur ces zones tout particulièrement, des contaminations élevées sont ponctuellement retrouvées. Le contrôle via l'analyse d'échantillons représentatifs des silos reste donc bien la meilleure des recommandations.

Les régions plus à risque

Cette année encore, le zonage géographique met en évidence un risque accru dans les régions du nord du pays, où la pluie a été plus présente, et où les amplitudes thermiques plus modérées sont plus favorable au développement des champignons au champ. 

Ainsi, c'est dans les régions Bretagne, Normandie, Hauts-de-France et Grand Est que les niveaux de prévalence en DON sont les plus élevés, avec les niveaux médians de contamination les plus importants en Bretagne (726 ppb) et dans les Hauts-de-France (645 ppb). 

Il est important de rappeler que la sensibilité des animaux aux impacts des mycotoxines est augmentée lorsqu'ils sont exposés simultanément à plusieurs mycotoxines, ce qui est à nouveau le cas cette année pour la majorité des ensilages analysés.

Repères zootechniques mycotoxines

Repères zootechniques mycotoxines

A noter : un suivi Mycotoxines approfondi pour la saison 2025

En 2024, l'Observatoire des Mycotoxines avait mené une étude exploratoire en recherchant une dizaine de mycotoxines supplémentaires sur une partie des échantillons collectés. Cette étude a mis en évidence la pertinence de la recherche systématique des Trichothécènes A (Toxines T-2 et HT-2) et des Fumonisines, réalisées donc en 2025 en complément des autres toxines de Fusarium déjà recherchées : DON, Nivalénol (2 Trichothécènes B) et Zéaralénone.

La provenance des échantillons analysés a également été élargie cette année, avec une meilleure couverture territoriale grâce au développement des partenariats au sein de l'Observatoire.

Les résultats 2025

Les niveaux médians de contamination des échantillons analysés en 2025 sont globalement inférieurs à ceux de 2024 (DON = 279 ppb vs 948 ppb ; Nivalénol = 0 sur les 2 saisons ; Zéaralénone = 17 ppb vs 108 ppb ; T-2/HT-2 = 20 ppb ; Fumonisines = 0 ppb).

Cette année se caractérise donc par un plus faible risque et une pression mycotoxique moindre. De plus, le pourcentage d'échantillons dépassant les repères zootechniques bas est réduit (34% pour le DON, 12% pour le Nivalénol, 8% pour la Zéaralénone, 17% pour T-2/HT-2 et 2% pour les Fumonisines).

Dernier conseil: l'outil MycoRisk, disponible gratuitement sur le site de l'Observatoire, est accessible à chacun pour aider à l'évaluation du niveau de risque et de la pertinence des stratégies à mettre en place, en fonction des niveaux de contamination des ensilages et à l'échelle de l'élevage (www.observatoire-mycotoxines.com).

Source: Observatoire des mycotoxines

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