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Maïs 2024. La digestibilité des fibres déçoit

C’est le fait marquant de la récolte 2024. La digestibilité des fibres (dNDF) est, comme en 2023, assez faible, avec une moyenne égale à 49,5% (± 3,7%), surtout dans les Hauts de France, le Centre, la Bourgogne et le Sud-Ouest.
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  • Auteur : Béatrice COLLEU
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Dans son bilan de campagne des ensilages de maïs 2024, Arvalis avance deux explications à la faible digestibilité des fibres : «  l’absence de stress hydrique et thermique, favorable à la lignification des tissus et une avancée de la maturité très lente en fin de cycle, ce qui a aussi pu contribuer à la lignification ».

Le bilan de qualité du maïs fourrage 2024 se base sur 9 330 échantillons provenant de 28 laboratoires et organismes d’élevage. On retiendra :

Des maïs récoltés humides : la teneur en matière sèche (MS) moyenne à la récolte, à 31% MS, est particulièrement faible cette année. Plus d’un tiers (38 %) des chantiers ont été réalisés à moins de 30% MS. La majorité des régions sont concernées par ces récoltes à faible teneur en MS, en particulier le Nord-Ouest de la France et le Massif central.  La vigilance sera de mise pour les silos qui auront eu des écoulements de jus, notamment pour les maïs récoltés à moins de 30% MS : « l’analyse complémentaire du maïs sera particulièrement utile pour évaluer les pertes d’éléments nutritifs (sucres, azote soluble, acides organiques) contenus dans les jus, car elles peuvent être significatives ». Arvalis alerte également sur le risque butyrique accru dans un contexte de récoltes tardives en conditions difficiles, favorisant la présence de terre dans le silo. L’ingestion pourra être pénalisée, « l’acide butyrique étant un facteur d’inappétence du fourrage ».

Des maïs riches en amidon : la teneur moyenne en amidon, à 32,7% (± 4,2 %) au niveau national, est proche de celle mesurée en 2023 (-1,1 point) malgré une maturité physiologique significativement moins avancée, dont « 7 maïs sur 10 ayant une teneur en amidon supérieure à 30%, la moitié excédant 35% ».

Une valeur énergétique correcte : à l’échelle nationale, la teneur en énergie du maïs fourrage, exprimée en UFL (INRAE 2018), est en moyenne de 0,94 UFL/kg MS, inférieure de 0,01 UFL/kg MS à celle de 2023. Le profil énergétique de ces 2 crus de maïs (teneur en amidon élevée, fibres moyennement digestibles) est assez similaire.
Cette valeur énergétique est fortement liée à la part élevée de grains modulée par la qualité des tiges-feuilles. Les maïs les plus énergétiques se retrouvent dans le Grand Est et sur la côte Atlantique, de la Bretagne aux Charentes en passant la région Centre.

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