Aller au contenu principal

Teneur en matière sèche des maïs : attention au rapport grains sur tiges et feuilles

L’état du feuillage ne fait pas tout, rappelle Arvalis à l’approche de la « maturité fourrage » des maïs. « C’est l’évolution du remplissage du grain qui entraîne l’élévation de la teneur en MS de la plante entière ». Explications.
  • Publié :
  • Modifié :
  • Auteur : BC

« Même avec 75 % de feuilles desséchées (couleur brune), la teneur de la fraction » tiges + feuilles « n’excède pas 31-33 % MS », souligne Arvalis. L’effet dû au dessèchement de l’appareil végétatif reste donc modéré. « Dans l’appréciation visuelle, il convient donc de ne pas accorder trop de poids à l’état du feuillage. Le diagnostic se fera au regard du nombre de grains viables sur l’épi et du gabarit de la plante ».

En conditions normales de végétation, l’objectif est d’ensiler un maïs autour de 32-33 % de matière sèche plante entiè

En conditions normales de végétation, l’objectif est d’ensiler un maïs autour de 32-33 % de matière sèche plante entière, quel que soit le profil de la variété.

Selon le gabarit de la plante et la présence d’épis, la teneur en matière sèche peut varier considérablement. Voici deux situations présentées :

Dans le cas d’une plante de grand gabarit (> 2,5 m) mais avec un épi ne présentant pas ou peu de grains (< 50 à 100 grains), pour atteindre ou dépasser 30 % de MS, il faudra que plus de la moitié de ses feuilles soient complètement desséchées (couleur brune). « Avec également une grande sensibilité de la teneur en MS de ces plantes en fonction des conditions climatiques du moment ». Ainsi, une rosée abondante ou une pluie peuvent faire reculer fortement la teneur à MS aux alentours de 20 %, « l’effet » tampon « de l’épi n’étant pas ou peu assuré ».

À l’opposé, avec une plante de gabarit moyen à petit (< 2 m) et avec un épi bien rempli (> 300 grains) la teneur en MS sera davantage dictée par la maturité du grain que par l’état de son appareil végétatif. « Il conviendra alors d’accorder davantage de jugement à l’observation des grains qu’à celle du feuillage ». Et, dans le cas d’un retour de pluie après une période sèche, la plante va reprendre de l’humidité par sa partie « tige + feuilles » (phénomène d’éponge) et le taux de MS de la plante entière va alors baisser de plusieurs points, en fonction du rapport grains/« tige + feuilles ».

Pour aller plus loin, Arvalis propose des clés pour réaliser un diagnostic de vos parcelles et répondre à la question « Maïs fourrage sous la sécheresse : ensiler ou non ? ». Selon l

’état des plantes et les stades auxquels sont intervenus ces aléas climatiques, des repères et méthodes vous permettront de prendre la bonne décision. À retrouver, en cliquant ICI

Au cœur des élevages laitiers, PLM est depuis 1973 un média professionnel dédié à la production laitière. Avec son réseau international d’éleveurs « référence » et d’experts, il s’adresse aux principaux acteurs du secteur : éleveurs de vaches laitières, techniciens, vétérinaires, fournisseurs, organisations professionnelles. Créés en toute indépendance par une équipe de journalistes spécialisés, les contenus proposés par PLM sont diffusés en mode omnicanal : magazine, site web éditorial, enews hebdomadaire, événements.