Une collecte laitière repartie à la hausse au printemps, mais incertaine cet été
Portée par une météo favorable et des conditions d’alimentation propice, la collecte laitière française est repartie à la hausse au printemps. Mais d’après Idele, « l’été semble plus incertain ».
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Auteur : Marie Defruit
Avec un rebond de 1 % en avril, par rapport à 2024, la collecte laitière française a rompu la tendance baissière amorcée depuis décembre dernier. De son côté, la collecte en lait bio est toujours en repli. « Sur quatre mois, la collecte a décroché de 7,6 % par rapport à 2024 » , souligne Idele, d’après les données de FranceAgriMer.
« Le pic printanier de collecte est plus haut qu’en 2024 avec une mise à l’herbe qui s’est déroulée dans de bonnes conditions. Les fourrages d’herbe récoltées en 2025 sont de bonne qualité et permettent une bonne complémentation à l’auge » remarque l’Institut de l’élevage.
Une dynamique qui reste contrastée selon les territoires
L’Ouest bénéficierait d’une conjoncture favorable tandis que le Nord et l’Est voient encore leur production pénalisée par les conséquences de la fièvre catarrhale ovine (FCO).
De fortes chaleurs pourraient compromettre les futurs stocks
Avec la canicule et la sécheresse en cours, les volumes collectés pourraient être impactés. D’après Idele, « ces conditions météorologiques risquent d’affecter les prairies et de compromettre la constitution des futurs stocks de maïs fourrages ».
Un prix du lait qui se maintient
En France, le prix du lait se maintient à 481 €/1 000 litres (avril 2025). Il reste stable depuis le début de l’année et devrait continuer ainsi, porté par une collecte sous tension et la demande.